02/05/2014

Pour changer il fait gris et frais, et c'est ainsi depuis plus d'une semaine.

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Nice ; les changements de ma ville. La statue est la même, c'est le maréchal

Masséna. les maisons en arrière sont le début de la vieille ville. Les collines, sont celles du Mt. Boron, et j'ai oublié le nom de celle de gauche; pardon.

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Plaisir d'écrire par Mandrine

atelier n° 9 _ recueilli le 2 Mai 014.

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fauteuil, bouton, clé, envie, charme,

sauver, croix, semer, couper, embellir.

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C'était le dernier jour que l'assistant à domicile, venait chez le vieil Auguste.

Il avait le coeur gros car il avait appris, à bien le connaitre depuis 3 ans

qu'il venait chez lui. Depuis la mort de la femme, de ce pauvre homme

qui, n'arrivait pas à se remettre de leur séparation.

 

Assis dans son salon, dont il en avait fait faire sa chambre, il vivait toute la journée

du lever au coucher, assis dans son vieux fauteuil ; devant l'âtre de sa cheminée, il aimait bien voir pétiller les bûches , qui faisaient un petit bruit chaque fois que le feu reprenait du vif.

Il avait à sa droite, sur une petite table un thermos de tisane à la menthe, et un thermos

d'eau de citron sucré, le tout préparé par Lino, son aide social. En partant l'assistant;

passait par la loge des concierges , pour leur recommender de jeter un oeil

sur le vieil Auguste. Le vieux avait à disposition tout près de sa main droite un bouton à l'ancienne, pour appeler, le concierge, s'il avait besoin de lui. mais celui ci n'attendait pas l'appel, il montait  l'étage, lui amenait une sucrerie, une douceur, pour parler comme ce vieux solitaire. Puis vers midi il lui amenait son repas de midi, qui se composait, d'un potage,léger,

d'un légume frais, qui changeait tous les jours, de pommes de terre , d'une petite tranche

de veau , nature, ou aux chamignons à la crème. Puis d'une petite salade et d'un fruit, ou

d'une gourmandise maison. La porte de l'appartement n'était jamais fermée à clé.

Mais la porte palière, oui car la maison était dans une large rue à grande circulation

et les passants étaient nombreux sur les grands trottoirs. Quelques fois Auguste pensait avec nostalgie que sa femme l'autorisait, à sortir sur ce trottoir, fumer une cigarette. D'y penser, lui donnait envie, d'en fumer une; quelques fois, le concierge lui en offrait . Il ne fallait pas que le docteur le sache, sinon il le mettrait dans un home pour les personnes âgées, et Adieu la liberté.  Lorsque sa femme était encore près de lui, la vie à deux avait son charme, et les soirées, passaient à jouer aux cartes, ou lui se levait pour mettre un disque sur le vieux grammophone.  Et ils écoutaient. Ch. Trenet , qui chantait la mer. Eloïse son épouse adorait Trenet,  et lorsque il venait chanter, dans leur ville, elle se sauvait  pour aller sur le trottoir devant le théâtre de verdure, où il y avait un monde fou; mais qui écoutait  chanter l'idole dans un silence religieux. Quelques fois s'était, la croix et la bannière pour s'approcher du mur de pierre qui entourait ce  theâtre

il avait quelques trous ou fentes qui permettaient de regarder. C'était le grand bonheur.

Puis Eloïse à la fin rentrait à la maison, en fredonnant "ya d'la joie, ou Papa pique et maman coud"  Un soir qu'elle était allée écouter Tino Rossi, elle ne rentra pas. Auguste regardait l'heure à la vieille horloge qui lui venait de son père, 23h, il attendit encore, minuit.

Mon Dieu que se passe t'il? tout à coup il avait peur. Il priait de tout son coeur:< Mon Dieune me la prenez pas , je vous en pris ; je ne peux pas vivre sans elle. >

la sonnette de la porte, le fit surauter, il dit d'une voix tremblante:< entrez, c'est ouvert>.

C'est deux agents de police qui entrèrent. < Monsieur Dieudonné? > "oui répondit 'il "

Le souffle coupé par l'angoisse, il leur demanda:<Qu'y a t'il où est ma femme?>

Votre épouse a eu un accident et quelqu'un a appelé la police. Nous sommes venu avec une ambulance, pour la conduire aux urgences à l'Hôpital! 

<<Mon Dieu Protégez la, s'il vous plait.>> Que dois je faire ? demanda t'il.

Je viens avec vous à l'hôpital, aidez moi seulement à mettre mes chaussures.

Les agents de police se regardèrent, puis le concierge arriva.

Qu' y a t'il ? où est Mme Eloïse, ? à l'hôpital répondit un agent. Et son mari désire nous y accompagner.  Vous êtes le concierge?, oui celui ci.

Qu'est ce que madame Dieudonné a eu? Un long silence s'installa, et le concierge comprit, que cette adorable vieille dame, chère Eloïse, était morte.

ces deux hommes ne savaient comment dire l'horrible nouvelle, à cet homme agé

Ils essayaient d'adoucir,  d' embellir, le plus possible  la vérité. mais le vieil Auguste compris :

Il porta la main à son coeur, et il tomba comme une masse  , mais il n'était qu'évanoui, il y avait plus de peur que de mal.

Les agents donnèrent les papiers à signer au concierge, qui les lus puis les donna au vieil homme, qui les signa sans les lire. Il tourna le dos et se rassit dans son fauteuil, le concierge sans un mot tisonna le feu, et prit une bûche, mais Auguste l'arrêta, et  lui demanda de signer les papiers en temps que témoin. Les larmes aux yeux, il signa, et les remis aux agents.

Puis il aida Auguste à se changer et à se coucher. Trois ans après, le décès de Mme Eloïse, il monta pour aider Auguste à se coucher.

Il l'embrassa sur le front, lui dit:" Bonne nuit Mr Auguste" , alluma la veilleuse, et éteignit la lumière il ferma la porte d'entrée, Auguste l'écouta et s'endormi.

Le lendemain matin le concierge le trouva "Mort" dans son sommeil. Paisible il avait, rejoint son Eloïse, Enfin.

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Ainsi finit l'histoire. Je n'arrivai pas à trouver les mots justes, alors j'ai dû réfléchir.

mais c'est fait.

Bisous chère Mandrine

Ton amie Josettelausy

marrainesuisseskynetblog.be

 

 

 

 

 

Commentaires

Assise devant ma fenêtre dans mon fauteuil voltaire recouvert d'un velours jaune moutarde, je rêve ..
La nature me charme
J'ai comme une envie de voler...
Je prends la clé des champs
je sème la joie à chaque carrefour en forme de croix
Je coupe tous les liens de la solitudes des personnes abandonnées POUR EMBELLIR LEUR VIE
ET... JE FINIS PAR M'EXTASIER DEVANT UN BOUTON DE ROSE
Et là, je me réveille comme sur un nuage
Couper
C'est la fin de mon rêve
Bisous à toi
Ce petit bla bla pour utiliser les mots donnés plus haut dont tu as narré un beau récit aussi

Écrit par : Rose | 02/05/2014

Répondre à ce commentaire

Oh! que tu es gentille, Rose, biensûr dans ton rêve tu ne pouvai t'êxtasier que devant un bouton de Rose. Et sur un nuage ce doit être doux. Ton rêve est joli tu devrais faire aussi ces textes je suis sûre que ce serai parfait.
Il est tard, minuit moins dix, j'ai passée de vingt heures à maintenant devant mon ordinateur à écrire. Il y a un second texte après celui là. Lis le et donnes moi ton avis, car je suis sûre qu'il sera juste et de bonne foi.
Gros bisous. je ne sais si je pourrais venir sur l'ordi demain. et dimanche. Ce sera pour lundi. Gros bisous de ton amie Josette

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Écrit par : marrainesuisse | 02/05/2014

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